Résous-Moi Je Suis Le Lien Que Je Tisse organisait la 9ème édition de « Fashion For Good » le 03 juillet au Solaris Paris, notre gala caritatif, avec au programme un défilé éthique, des performances scéniques et un cocktail apéritif gastronomique signé Lb La Boite et Tastiie, ainsi qu’une levée de fonds.
Tout au long de la soirée, plusieurs invités ont souligné à la fois la dimension festive de l’événement et son objectif solidaire. La mobilisation des partenaires et sponsors, la présence d’élus et d’acteurs du territoire et le soutien affiché de la presse et des blogueurs et blogueuses autour d’une cause humaine et mobilisatrice ont permis à ce rendez-vous de rassembler, une nouvelle fois, le monde artistique, économique, sportif et institutionnel. Au-delà du caractère convivial de la soirée, les intervenants ont aussi mis en avant les valeurs d’inclusion, de soutien et d’ancrage territorial portées par cet événement, dans un esprit de solidarité.
Ce soir-là, une lumière chaude et tamisée enveloppait les murs du Solaris, dans le 20e arrondissement de Paris. Les conversations s’entremêlaient, les rires fusaient, les regards se croisaient. Une atmosphère particulière s’installait peu à peu, celle des grandes soirées où l’on sent que quelque chose d’important va se jouer. Et pourtant, ici, pas de luxe ostentatoire, pas de célébrités aux regards fuyants. Ici, la vedette, c’était une cause. Notre cause, qui porte un nom : Fashion For Good édition Résous-Moi 2026.
Lorsque j’ai fondé Résous-Moi Je Suis Le Lien Que Je Tisse en 2009, je nous ai donné une mission aussi simple qu’ambitieuse : scolariser les orphelins et les enfants des rues, aider les femmes à entreprendre, et déployer des actions sanitaires et écologiques sur le terrain africain. Trois piliers, trois combats, une même urgence. Car derrière les chiffres et les grands discours, il y a des vies. Des enfants qui n’ont jamais tenu un stylo. Des jeunes recalés lors d’entretiens d’embauche. Des enfants victimes de violences sexuelles. Des personnes qui n’ont pas accès aux soins médicaux. Des femmes qui rêvent d’ouvrir un atelier de couture mais qui n’ont pas accès au moindre micro-crédit. Des villages entiers privés d’eau potable et de soins.
C’est pour répondre à ces urgences silencieuses que nous avons organisé, le vendredi 3 juillet, notre grande soirée annuelle au Solaris. Un événement qui, depuis plusieurs années, parvient à marier l’élégance de la mode, la ferveur du gospel et l’engagement citoyen le plus concret. Notre objectif est de récolter des fonds pour renforcer les actions de l’association en faveur des plus démunis en France et à l’étranger, et de permettre à tous ceux qui soutiennent cette noble cause de passer un moment d’exception.
Le résultat a été une vague d’émotion et de générosité, portée par un public engagé et des artistes inspirés, rendant ainsi la soirée mémorable. En effet, dès les premiers instants, une atmosphère unique s’est installée. Les lumières tamisées, les regards bienveillants, les cœurs battants au rythme d’un même engagement : celui de ne pas détourner les yeux, de tendre la main et d’offrir une voix à celles et ceux qui en ont été privés.
Sur scène, Grace Soleyla, maîtresse de cérémonie à la voix chaleureuse et engagée, donnait le ton. À ses côtés, les créateurs et les artistes incarnaient une autre forme de narration : celle des tissus, des mélodies et des mots. Ensemble, ils tissaient un fil conducteur entre création, engagement et transmission.
Dans la salle, l’attention s’est faite plus dense lorsque Maxime Sauvage, Adjoint au Maire de Paris en charge du sport, et parrain de notre événement, figure emblématique de l’association s’il en est, a pris la parole. Son intervention était mesurée, mais sans détour. Il a rappelé les défis actuels : aider et soutenir notre association pour que ses projets puissent continuer à exister. Derrière les chiffres, il y a des réalités concrètes. Mais loin de céder au pessimisme, son discours s’est ancré dans la détermination. Maxime a ensuite introduit Amély Hébel, nouvelle première adjointe à la mairie du 20e arrondissement de Paris.
Elle a pris la parole. Sa voix portait une émotion sincère. Elle a évoqué les raisons de son engagement, sa rencontre avec Anne-Bénédicte, notre présidente, et avec moi-même, fondatrice de l’association, et surtout sa conviction que des solutions existent, à condition de les soutenir.
La salle a retenu son souffle lorsque Hamidou Samaké a pris à son tour la parole. Adjoint au maire du 20e arrondissement en charge du handicap, de l’accessibilité, du développement économique, de l’attractivité et du numérique, il est aussi le parrain de notre événement depuis 2015. Son propos, d’une grande clarté, a su allier la gravité des enjeux à une foi inébranlable dans l’action. Il a rappelé avec force que les défis à relever – accessibilité pour tous, soutien à l’économie locale, inclusion numérique – ne sont pas des options mais des nécessités. Derrière chaque défi, il y a des visages, des parcours, des vies.
Mais Hamidou, fidèle à son engagement de toujours, a refusé de s’arrêter à ce constat. Son discours, ancré dans une détermination sans faille, a porté l’assemblée vers l’avenir, vers ce que nous pouvons construire ensemble. Il a évoqué mon combat mené depuis la fin des années 1990 dans le vingtième arrondissement – un combat pour aider son prochain, sans jamais bénéficier du moindre soutien, ni fanfare, ni trompette.Une lutte discrète, obstinée, qu’il a su évoquer avec justesse, rendant hommage à cette constance silencieuse qui m’anime.






La mode comme langage universel
Si la mode éthique, la slow fashion, est le fil rouge de cette soirée, elle n’est jamais une fin en soi. Elle est un prétexte, un langage universel pour rassembler autour d’une cause commune. C’est pourquoi aucune célébrité médiatique ne foulera le podium du Solaris. Nous mettons en lumière des créateurs émergents qui offrent leur talent et leurs pièces, sachant que chaque vêtement présenté ou vendu aux enchères financera directement une scolarité ou un soin.
Le public a ainsi pu découvrir l’univers de Fatou Touré, fondatrice de FTY Création, et son « African chic » audacieux, des silhouettes où les tissus wax traditionnels se mêlent à des coupes résolument contemporaines. « Je veux que les femmes qui portent mes vêtements se sentent fortes, puissantes, belles », a confié la créatrice. « Et je suis fière que mes pièces puissent, ce soir, aider d’autres femmes à devenir fortes, puissantes, autonomes. »















Nathalie Froufrou, elle, nous a plongés dans l’histoire. Sa collection s’inspire du Grand Siècle — ces fastes de la cour de Versailles revisités avec une audace moderne. Dentelles, broderies, volumes majestueux, tout provient de récupération, mais aussi des coupes épurées et des matières contemporaines. Nathalie, c’est la reine de l’upcycling. « Je voulais que mes pièces soient comme des poèmes », racontait-elle. « Qu’elles évoquent quelque chose d’ancien tout en étant résolument actuelles. Et si ces poèmes peuvent aider des enfants à écrire leur propre histoire, alors je suis comblée. »












Ici, l’art ne décore pas : il interpelle, il questionne, il relie.
Avec Bertrand Bellon, le registre change complètement. Lui n’est pas un créateur de mode, c’est un artiste peintre. Il y a 9 ans, il inaugurait à nos côtés notre premier défilé. L’idée était de mélanger art et mode éthique et de faire défiler ses tableaux sur le tapis rouge. Pour cette édition 2026, ce sont ses œuvres, inspirées du thème des Jardins Majorelle, qui incarnent ce mélange subtil entre l’Orient et l’Occident si cher à son cœur. Des toiles vibrantes, où la lumière danse sur la matière, où les couleurs racontent des histoires silencieuses. Bleu Matisse, bleu azur, bleu méditerranée.

Chaque tableau est un fragment d’âme, une émotion figée sur la toile. Il pourrait exprimer ce motto : « Je n’aime pas l’art qui s’oublie. Chaque peinture raconte une histoire, comme un souvenir que l’on accroche dans son cœur. Et ce soir, cette histoire sera aussi celle d’un enfant qui va à l’école grâce à un mécène. » Le public, suspendu, a contemplé ces œuvres comme on contemple un coucher de soleil. Puis, longuement, les applaudissements ont éclaté.



La musique et la poésie comme prières partagées
Mais la soirée ne serait pas complète sans la musique. Et quelle musique ! Le groupe African Bach Christi a mis le feu au Solaris avec ses chants puissants, joyeux, divins. Du vrai gospel. Leurs voix se sont élevées, les mains se sont levées, les corps se sont balancés. En quelques secondes, la communion a été totale. Un moment de pure grâce, où la solidarité a pris des airs de fête, où les soucis se sont envolés pour laisser place à la joie et à l’espérance.
« Notre mission est de chanter l’espoir. Et ce soir, nous chantons pour ces enfants, pour ces femmes, pour ces villages. Parce que la musique est une prière, et que les prières, quand elles sont partagées, deviennent des actions. »




Entre deux défilés, la poésie a pris le relais avec Balia Bo: écrivaine et auteure-compositrice.Cette poétesse à la plume incisive et au verbe puissant a déclamé ses Sentiments Équivoques, un texte qui parle de lutte, de résilience, d’amour et de dignité. Sa voix grave a résonné sous les voûtes du Solaris, touchant chaque spectateur au plus profond de lui-même.

« La poésie est une forme de résistance », selon Balia. « Elle dit ce que les chiffres ne disent pas. Elle raconte les larmes, les rires, les espoirs. Et ce soir, on peut dire que ses mots, dont un très bel hommage à notre concept, ont été des briques de plus dans le mur que Résous-Moi Je Suis Le Lien Que Je Tisse construit contre l’indifférence. »




Et comme nous aimons vous faire voyager et découvrir les cultures du monde, le trio Couleurs du Vietnam a emmené le public en voyage entre habits traditionnels et danses rituelles. Les artistes ont également fait voyager le public à travers d’autres formes d’expression traditionnelle, comme la danse du lion, un art populaire mêlant spectacle, tradition et arts martiaux, souvent présent lors des grands festivals et célébrations. Le trio a su captiver l’assistance par la grâce de ses mouvements, la mélodie de ses voix et la douceur des instruments traditionnels.

Enfin, pour prolonger l’immersion, Thi Mai et ses chanteuses ont interprété des extraits du Quan ho, ce chant alterné typique de la région de Bắc Ninh, reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2009. Un voyage complet, où chaque geste racontait une histoire, chaque note évoquait un souvenir, invitant le public à redécouvrir la beauté et la richesse d’un patrimoine ancestral porté par des artistes passionnées.




Nos bénévoles, héros de l’ombre
Ce qui rend possible une soirée comme celle-ci, c’est une armée de bénévoles. Des gens ordinaires qui donnent de leur temps, de leur énergie et de leurs compétences, souvent dans l’anonymat le plus total. On les reconnaît à leurs tee-shirts « Résous-Moi Je Suis Le Lien Que Je Tisse », à leurs sourires, à leur façon de courir partout sans jamais se plaindre.


Il y a ceux qui ont décoré la salle avec les magnifiques bouquets de notre sponsor Brindille paris, ceux qui ont accueilli les invités, ceux qui ont tenu la buvette, offert notre fameux mojitos de bienvenue , ceux qui ont préparé le buffet, accueilli les sponsors, offert les cadeaux comme Charme d’Orient ou l’eau de La Sasse à nos invités de marque.





Ange-Bénédicte, la coordinatrice de l’équipe des bénévoles, et reine du mojito made in Résous-Moi, est au cœur de tout cela. Elle a jonglé entre les appels, les imprévus et les sourires, avec une énergie inépuisable. « C’est ma façon à moi d’agir », explique-t-elle modestement. « Je ne suis pas sur le terrain en Afrique, mais je peux faire en sorte que ceux qui y sont aient les moyens d’agir. Gérer la logistique, l’accueil pour cette soirée, c’est ma contribution. »
Autour d’elle, une équipe hétéroclite: Louane, Marie-Laure, Michelle, Lounes, Djeneba,Keita, Madiba, Kamelia, Lahouria, Jean-Michel, Leona, Andrea. Tous unis par une même conviction : la solidarité ne s’improvise pas, elle se construit, jour après jour, et parfois soirée après soirée.
Des partenaires et des sponsors engagés
Notre soirée de levée de fonds a également bénéficié du soutien précieux de nombreux partenaires. Leur soutien matériel, financier ou logistique représente un appui précieux et fidèle. Grâce à eux, nous avons pu reverser l’intégralité des fonds récoltés à nos missions sur le terrain. Un gage de transparence et de confiance pour les donateurs.








Nous adressons nos plus vifs remerciements à l’ensemble de nos partenaires et sponsors : Vivian Kouamé fondatrice de ChocoVi; le chocolat de Côte d’Ivoire, Christian Audigier Champagne, Concept Paradise qui a réalisé toutes les impressions du festival, mais aussi Eureka Ma Maison, Le Vieux Belleville,, et qui ont joué un rôle essentiel dans la réussite de l’événement.
Résous-Moi Je Suis Le Lien Que Je Tisse poursuit son action en s’appuyant sur une approche partenariale, en lien étroit avec les acteurs locaux. Notre objectif est clair : scolariser, accompagner, soigner.
Un bilan : des vies changées, des sourires retrouvés
À l’issue de la soirée, après le dernier discours et les derniers applaudissements, une question demeure : qu’est-ce que tout cela va changer, concrètement ?
La réponse est simple : chaque billet vendu, chaque pièce adjugée, chaque don généreux se transformera en actes. En factures d’électricité payées pour nos aînés à la retraite, des repas et des habits chauds pour les sans-abris, du mécénat de compétences, de l’aide pour les entretiens d’embauche. En cahiers, en uniformes, en repas chauds pour des orphelins. En machines à coudre, en matières premières, en formation pour des femmes. En vaccins, en puits, en arbres plantés pour des communautés entières.
« L’année dernière, Résous-Moi 2025 a permis en France de nourrir sur 12 mois 40 familles supplémentaires, de payer 4 000 euros de frais d’électricité et de gaz, de créer 10 manuels et guides — Paris Version Vegan, L’Éco-vert, etc. — pour l’apprentissage des pratiques écologiques.
En dehors de la France, le festival a permis de scolariser 127 enfants orphelins ou issus des rues (Bénin, Burkina Faso, Mali), leur offrant un accès à l’éducation et un repas quotidien. Grâce à nos programmes de micro-crédit, 18 femmes ont pu lancer leur activité et devenir autonomes (Côte d’Ivoire, Togo, Philippines). Enfin, nos actions sanitaires et écologiques ont permis la construction de 3 puits, une campagne de vaccination pour 450 enfants et la plantation de 1 200 arbres. Cette année, notre objectif est de faire mieux, plus loin, plus fort. »
Comme je le dis souvent : « Nous ne faisons pas que raconter des histoires de vie, nous agissons.Nous ne sauvons pas le monde. Nous transformons des pans du monde. Un enfant ici, une femme là-bas, un village plus loin. Mais si vous saviez le regard de cet enfant qui apprend à lire, de cette mamie qui tient sa facture certifiée payée, de ce village qui a enfin de l’eau… Vous comprendriez que ces pans du monde valent toutes les grandes causes, valent toutes les douleurs malgré la maladie, toutes les larmes versées pour y parvenir, toutes les angoisses et nuits sans dormir. Parce qu’un seul de leur sourire brille plus que le soleil. »
Une soirée qui restera dans les mémoires
La soirée s’est achevée portée par les applaudissements. Les sourires étaient fatigués mais heureux. Les regards étaient brillants. Les promesses de revenir l’année prochaine se sont multipliées. Les dons ont été généreux. Des spectateurs se sont inscrits pour devenir bénévoles réguliers. Des entrepreneurs ont proposé leur soutien.
Résous-Moi 2026 n’était pas un simple défilé. C’était une communauté debout, soudée, prête à scolariser, à entreprendre, à soigner, à planter, à aimer.
Rendez-vous en 2027, le vendredi 2 juillet, pour la 10ème soirée « Fashion For Good ». 10 ans depuis notre premier défilé éthique, ça se fête ! En attendant, les dons restent ouverts. Parce que changer des vies, ça ne s’arrête jamais.
Les hashtags de la soirée — #résousmoijesuiselienquejetisse, #associationhumanitaire, #résousmoi2026, #benevolat, #paris20, #charityevent — ont tourné à plein régime sur les réseaux sociaux.
Namaste,
Angénic Agnero
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